CHÔMAGE : AUJOURD’HUI ON POINTE, DEMAIN ON TIRE ?

Après la baisse des APL, après la loi Travail, avant la réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage : la réforme de l’assurance chômage ! Une attaque de plus contre nos conditions d’existence, ce projet de loi, en cours de négociation, devrait être adopté au printemps 2018.

D’après les annonces qui ont déjà été faites, on ne touche pour l’instant ni au montant ni à la durée de l’indemnisation. Pour faire passer la pilule, on nous propose, en guise de carotte, d’ouvrir l’assurance chômage aux indépendants ou aux salariés après une démission.

Sauf que… on ne pourrait toucher le chômdu qu’en cas de démission “légitime”, si on a un “projet” validé par Pôle emploi, et ce une seule fois pendant une période de 5, 6 ou 7 ans. Pour les indépendants, là aussi il y’a une arnaque, il s’agirait seulement d’une indemnisation forfaitaire entre 700 et 800 euros (autant dire des miettes!), pour une durée de 6 mois à 1 an !

Après la pseudo carotte, le bâton consiste en un flicage accru des chômeurs et des chômeuses. On devra davantage justifier de nos démarches, et si l’on refuse plus de deux offres d’emploi jugées « convenables » par Pôle emploi, nos alloc’ pourront être réduites de moitié.

On nous promet une véritable chasse aux chômeurs accompagnée d’un accroissement des contrôles et d’un alourdissement des sanctions. Sauf que le droit au chômage, ce n’est pas un cadeau ou la charité de l’État, mais une assurance pour laquelle on cotise avec notre salaire indirect.

L’idée, c’est d’alimenter une ambiance malsaine de suspicion contre les chômeurs, afin de nous maintenir sur la défensive, avant de nouvelles réformes encore pires. On peut faire le parallèle avec la diminution continuelle de nos droits aux transports gratuits ici à Toulouse.

Dans tous les cas, rager tout seul devant la télé ou un guichet ne change pas grand-chose. Mais si on commence à se capter à plusieurs, ça peut très vite nous faire passer de l’autre côté du coup de pied au cul !